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La société occidentale est de plus en plus polarisée par les opinions politiques. Malheureusement, cette polarisation devient de plus en plus évidente en Afrique du Sud également. Les gens se définissent consciemment ou inconsciemment comme étant de gauche ou de droite. Être conservateur ou libéral semble, au moins dans certains cas, avoir la priorité sur l’identité religieuse ou culturelle. Dans un monde où l’on peut mettre fin aux relations en raison des opinions politiques et où les gens peuvent être rejetés pour leurs préférences économiques, l’Église a besoin de se pencher sur l’histoire de Simon le Zélote.

Luc décrit Simon comme un Zélote (Actes 1.13 ; Luc 6.15). Les Zélotes étaient des activistes et combattants de la liberté politique. Ils voulaient une Judée indépendante et libre des Romains. Nous ne pouvons pas déterminer l’étendue de l’implication de Simon dans les activités militantes ou rebelles. Mais la désignation de Zélote indique que dans le moindre des cas, il partageait les avis politiques de ce mouvement, et peut être même leurs objectifs. Ceci a des implications importantes pour deux raisons. Premièrement, à cause de son interaction avec Jésus et ses enseignements. Deuxièmement, à cause de son interaction avec les autres disciples.

1. Simon le Zélote Etait un Disciple de Jésus

Nous savons que, sur les douze disciples de Jésus, onze étaient avec lui depuis les premiers jours de son ministère jusqu’à la Pentecôte. Ceci veut dire que, mis à part les évènements où seule la présence de certains disciples est rapportée, il est raisonnable de conclure que Simon était présent.

Simon est resté avec Jésus malgré son enseignement répété sur l’amour des ennemis.

Simon aurait ainsi été présent lorsque Jésus a affirmé qu’il fallait payer les taxes à César (Marc 12.13-17). Il aurait aussi été là lorsque Jésus a guéri le serviteur du centurion Romain (Luc 7.1-10). Simon, un homme se distinguant parmi les apôtres pour son inimitié envers Rome est resté avec Jésus malgré son enseignement répété sur l’amour des ennemis, de même que lors de ses interactions avec les Samaritains (Jean 4.1-30).

2. Les Zélotes Haïssaient les Collecteurs d’Impôts

Mathieu, l’un des douze disciples, était un collecteur d’impôts. Avoir Simon et Mathieu comme disciples de Jésus aurait dû tourner au désastre. Cependant, nous n’en avons aucune indication dans les Evangiles. Alors que les Romains étaient considérés comme des oppresseurs étrangers, les collecteurs d’impôts étaient souvent vus comme des traitres et des collaborateurs de l’oppresseur.

Il aurait donc dû y avoir une animosité entre Simon le zélote et Mathieu.

Il aurait donc dû y avoir une animosité entre Simon le Zélote et Mathieu. Nous ne voyons pas cela dans les Evangiles. De même, les Evangiles ne rapportent pas d’objection de la part de Simon à rester dans la maison de Zachée. Il n’y a pas non plus d’objection de la part de Simon lorsque Jésus et ses disciples tiennent compagnie à d’autres collecteurs d’impôts (Mathieu 9.9-10).

Sommes-nous Zélés Pour Christ ou Pour la Politique ?

Que nous enseignent ces choses ? Après être devenu un disciple de Jésus, ce n’était plus sa position politique ou économique qui avait la priorité dans la définition de sa façon de vivre, mais plutôt l’enseignement de Jésus. Je peux presque entendre la voix de Simon faire écho lorsque je pense aux mots de Pierre dans Jean 6.68, « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Beacoup se sont retirés lorsqu’ils ont rencontré des difficultés à accepter les enseignements de Jésus. Mais pas Simon le Zélote. Il a choisi de faire passer sa marche avec Jésus avant les positions politiques qui le définissaient. Un choix pas facile à faire, et encore moins à tenir. Mais Simon a choisi Jésus.

Après être devenu un disciple de Jésus, ce n’était plus sa position politique qui avait la priorité.

Souvent, le commandement de s’aimer les uns les autres est mis de côté à cause nos différences politiques (Jean 13.34-35). Comme Simon, nous rencontrerons des croyants que nos positions politiques encouragent à diaboliser, voire haïr. Simon a choisi Jésus lorsque ses persuasions politiques et Christ étaient en conflit.

Que devons-nous choisir lorsque nos positions politiques, économiques ou sociales nous poussent à nous conduire d’une manière contraire à l’enseignement du Seigneur ? Que choisir si la décision n’est pas en fin de compte une question d’articulation intellectuelle, mais plus une question d’action pratique et irréfléchie ?  Si notre frère ou sœur en Christ est radicalement différent à cause de son idéologie politique ou de sa politique économique que choisissons-nous ? Comme Simon le Zélote, Jésus doit avoir la priorité, si nous voulons le suivre fidèlement.

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