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Ceux qui sont en Christ ont reçu une nouvelle identité. Nous sommes rachetés et pardonnés (Éphésiens 1.7-8), sauvés et libres (Colossiens 1.13, Galates 5.1). Par l’Esprit et en Christ, des anciens ennemis sont désormais considérés comme des enfants bien-aimés du Père (1 Jean 3.1). Cette identité est inébranlable, car nous sommes sauvés par la grâce de Dieu par le moyen de la foi en Christ. (Éphésiens 2.8-10). Ainsi, à chaque instant, notre identité est ancrée dans la fidélité et la puissance du Dieu trinitaire. C’est une nouvelle identité, une identité  entièrement assurée.

Notre identité est ancrée dans la fidélité et la puissance de Dieu

La vie chrétienne consiste donc, en partie, à croître et devenir les personnes que Dieu a déjà fait de nous en Jésus. Par conséquent, par l’Esprit, la vie chrétienne comprendra de nombreux moments de repentance et de foi:

  • Se repentir des moments où nous ne croyons pas aux promesses que Dieu nous a faites en Christ.
  • Se repentir des moments où nous cherchons plutôt à découvrir qui nous sommes dans d’autres choses, auprès d’autres personnes et par d’autres moyens.

Et avec la repentance viendra aussi le besoin de la foi :

  • Par la grâce de Dieu, nous nous tournons pour faire confiance en ce que Dieu a accompli en Jésus et en ce qu’il dit que nous sommes en son Fils
  • Par la foi, nous recherchons la sainteté et la piété, convaincus que cela signifie plus de vie, et non moins.

Identité et Ouvriers de l’Évangile

Certains d’entre nous ont été mis à part pour être des serviteurs de l’Evangile à temps plein. Mais, par rapport à l’identité qui nous a été donnée, nous devons reconnaître qu’il existe plusieurs pièges dans le ministère chrétien rémunéré à temps plein. L’un d’eux c’est que nos actions finissent par définir qui nous sommes. Nous faisons toutes ces choses chrétiennes, tant de bonnes choses. Mais celles-ci commencent à devenir qui nous sommes ; ou même la raison pour laquelle Dieu nous aurait aimés.

Notre identité peut, telle une vigne rempante, grandir autour de ce que nous faisons

Nous ne le dirions peut être pas explicitement, mais nous le ressentons. Et cette tromperie est comme siroter un poison savoureux – parfois de façon imperceptible jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Néanmoins, des effets secondaires se manifestent. Ils peuvent se manifester lors d’un échec dans le ministère – lorsque nous ne faisons pas les choses aussi bien que nous l’espérions – ou lors de sérieuses difficultés – lorsque le ministère s’avère plus difficile que prévu. D’autres signes montrant que nous confondons notre identité avec notre ministère sont le fait d’être contrarié par la réprimande ou la correction ; ou de se sentir coupables lorsque nous nous reposons, sommes en vacances ou prenons un congé bien mérité.

Dans ces cas-là, notre identité, telle une vigne rempante, s’est enroulée autour de ce que nous faisons, même pour Dieu et au nom de Jésus, et cela étouffe notre vie. Nous commençons à devenir ce que nous faisons, au lieu d’être qui nous sommes déjà.

Servir à Partir de Votre Identité Assurée

Connaissant les tentations, je veux nous encourager à exercer notre ministère en nous appuyant sur une identité assurée ; autrement dit, à servir avec des cœurs rempli du Seigneur. Pleinement conscients d’être aimés profondément, personnellement et patiemment par celui qui est notre Père, à cause du Fils et dans l’Esprit. Cela aura au moins deux effets positifs et concrèts.

Nous sommes les enfants du Père avant d’être ouvriers pour la moisson

Premièrement, cela nous aidera à garder le plus important au centre. Nous avons été créés pour trouver notre identité en Dieu. Nous sommes les enfants du Père avant d’être ouvriers pour la moisson. Le croyons-nous ? Garder cela — et ce qu’il a fait de nous avec lui — au premier plan, c’est avancer dans la vie. Cela empêche notre relation avec lui de devenir purement professionnelle ; cela empêche notre temps de dévotion, et même notre temps passé dans les Écritures, de n’être qu’une simple étude ou préparation ; cela nous encourage à prier comme une expression de communion joyeuse avec lui ; Cela nous donne le désir de continuer à grandir dans notre amour et notre connaissance de Dieu trinitaire, et de le vivre pleinement.

Se Protéger de l’Insécurité

Ceux qui ont une identité fragile s’investissent soit trop, soit pas assez dans le ministère.

Deuxièmement, cela nous donnera la force nécessaire pour servir dans l’œuvre du Royaume. Ceux qui ont une identité fragile s’impliquent soit excessivement, soit insuffisamment dans le ministère. Excessivement si nous trouvons notre identité dans ce que nous faisons et combien nous faisons pour Jésus, en nous forçant à travailler toujours plus dure. Et insuffisamment si, en réalité, la peur de l’échec nous empêche d’essayer ou la paresse nous empêche d’agir. Dans un cas comme dans l’autre, nous n’œuvrons ni pour, ni dans le Seigneur qui nous aime, et nous avons un problème fondamental d’identité.

  • Le premier problème (faire davantage) se manifeste souvent par l’orgueil, la colère et la frustration faciles qu’on éprouve envers ceux qui ne peuvent pas respecter nos normes.
  • Le second problème (ne pas faire assez) se manifeste par l’indécision pratique ou la paresse. Et notre propre honte ou colère s’enflamme lorsque l’on nous encourages à prendre davantage d’initiatives.

Au contraire, par la grâce de Dieu, et avec la repentance et la foi, nous désirons que notre service zélé découle justement de ce que Dieu a fait de nous en Jésus. Seul un ministère fondé sur une identité solide en Christ nous permet d’œuvrer avec justesse et liberté.

Vous N’êtes pas ce Que Vous Faites, Mais ce Que Christ a Fait

Tous les chrétiens ont reçu une identité nouvelle et solide en Christ. Et pour ceux qui sont mis à part pour proclamer et inviter les autres à découvrir la grâce de Dieu, il est essentiel de reconnaître le danger de voir notre identité basculer de ce que Christ a fait vers ce que nous faisons, même en son nom. Se reposer sur cette identité donnée par Christ et façonnée par l’Esprit permet à ce que nous faisons de rester relationnelle et vivifiante. Et, à son tour, cela nous libère pour servir, comme des affranchis.

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